Les ESMS

Les développements présentés pour les ESMS accueillant des enfants valent, souvent même de manière plus forte, pour les adultes. Ainsi le programme d’accroissement quantitatif ne répond qu’à une partie des besoins identifiés. En outre, il se déploie un peu plus lentement pour les adultes que pour les établissements destinés aux enfants. Des listes d’attente importantes sont constatées, même dans les départements où elles sont consolidées. Mais comme le montre le détail de ces listes, les adultes autistes ne sont pas les seuls à connaître cette situation. La mise à niveau qualitative des ESMS, envisagée par le troisième plan au travers des crédits de renforcement, n’a été que très partiellement engagée alors que les interventions doivent être adaptées et parfois soutenues pour les établissements qui accueillent des adultes présentant une intensité forte des troubles autistiques ou/et des pathologies associées importantes. L’effort esquissé pour en faire le support d’une enquête sur le niveau qualitatif de l’offre est resté embryonnaire, les exemples d’utilisation portés à la connaissance de la Cour concernant surtout des structures mobiles ou d’appui. De problématiques plus spécifiques aux établissements pour adultes émergent en raison de la contrainte d’une durée de résidence très longue. Comme l’indique le document préparatoire à la recommandation de la HAS et de l’ANESM, « les grandes structures favorisent l’ennui et l’isolement par rapport aux établissements de petite taille (Favre, 2005). Alors que certains pays ont développé des modèles d’accompagnement en petites unités au plus près de la vie quotidienne des habitants, les structures actuellement ouvertes en France sont très majoritairement de grandes unités (supérieures à 30 personnes). Il est reconnu que ces grandes structures offrent une qualité de vie moindre aux adultes autistes, avec une plus grande fréquence des troubles du comportement (Malen, 2012) ». De nombreuses expériences sont déjà réalisées ou sont en cours, pour proposer un cadre de vie « sécurisant et épanouissant dans des unités de vie ne dépassant pas six personnes ». Mais on note une individualisation insuffisante et rare, alors que les niveaux d’accueil sont souvent gradués, dans les pays anglo-saxons (ou au Québec) : logement ordinaire, logement assisté par un simple réseau social, logement supervisé, enfin habitat regroupé. Seul le dernier niveau est destiné aux personnes qui présentent des risques pour eux-mêmes ou pour autrui, qui sont dès lors accueillies dans des établissements avec hébergement. Ainsi, si la problématique prioritaire pour les ESMS destinés aux enfants est l’ouverture vers l’inclusion scolaire, la problématique prioritaire, encore émergente, pour les ESMS destinés aux adultes est celle de l’ouverture sur une vie sociale plus inclusive, qui peut d’ailleurs être organisée par les établissements eux-mêmes. Selon la HAS, les études réalisées en Suède ou en Grande- Bretagne montrent que ce type d’habitat se ne se révèle pas plus coûteux que l’option actuelle de centralisation dans un lieu unique. Les données rassemblées par la CNSA sur le coût des structures (information statistique n° 6, mai 2017) confirment pour la France, s’agissant des MAS, cette absence de lien entre la taille et les coûts moyens. La question des approches en termes de soins, de méthodes et d’intensité des interventions, reste posée. Les recommandations à venir devraient permettre de mieux définir le recours à des soins (comme l’orthophonie, la psychomotricité…), peu assurés actuellement. Mais le souci d’un environnement « humanisé » est sans doute au moins aussi important. Ce point devrait être développé dans la recommandation de la HAS et de l’ANESM.

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Les autorités n’ont pas toujours autorité

La manière dont le politique investit le libre marché m’a toujours impressionné. En négatif, évidemment. Un séminaire en Sicile, auquel j’ai participé la semaine dernière, m’a rappelé à quel point cette aide du gouvernement (tous bords confondus) était incohérente, déraisonnable et contre-productive. Les tentatives des autorités de sélectionner elles-mêmes les prochains secteurs porteurs ont bien trop souvent mené à la catastrophe. Après tout, pourquoi nos élites seraient-elles mieux préposées pour faire ce choix que des milliards de consommateurs ? Les primes aux industries sont à mes yeux une forme ultime de prétention, celles d’élites persuadées de pouvoir et devoir tout maîtriser. Avec ces subventions, souvent attribuées à des industries non compétitives ou sur le déclin, les autorités déterminent, contre la volonté du citoyen, à quoi devrait ressembler l’avenir. Or, selon vous, quelle est la probabilité que nos élites aient remarqué Bill Gates de Microsoft ou Steve Jobs d’Apple dans leur garage ? Qu’elles les aient reconnus comme étant de futurs pontes dans le domaine des technologies promises à un avenir ? Non, nos élites ne sont absolument pas faites pour distinguer les industries de l’avenir. Elles sont élevées dans un écosystème protégé (l’ENA) mais connaissent au fond très peu du monde de l’entreprise et du libre marché. Les autorités auraient pourtant un rôle important à jouer dans le progrès, la technologie, l’innovation, et la croissance, si seulement elles respectaient le rôle pour lequel elles sont faites : veiller à réunir les conditions optimales à l’apparition de croissance, en défendant l’innovation, la recherche fondamentale et appliquée, ou l’entreprenariat. Concrètement, ces conditions comportent une myriade de points : une réelle protection des brevets, un traitement excitant des capitaux à risque, et, évidemment, la garantie du libre marché. Les autorités ont donc un rôle majeur à jouer dans la création de la prospérité : il leur revient d’instaurer les facteurs environnementaux adéquats pour permettre le challenge et l’innovation. C’est une folie de supposer que les politiques pourraient faire survenir de la richesse comme par enchantement, simplement par l’octroi de subventions. Voilà, en somme, la conclusion de ce séminaire: le progrès et l’innovation ne sont pas déclenchés par les autorités, mais par le libre marché. Et ils le sont d’autant plus quand le libre marché est vraiment libre, et que la recherche est soutenue. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce séminaire entreprise en Sicile.

Les pauvres préfèrent ne pas travailler

C’est un préjugé qui est extrêmement répandu : les pauvres sont des assistés, et ne cherchent pas à s’en sortir. Selon le sondage représentatif, 31 % des Français pensent que l’une des principales causes de la pauvreté en France est le système social favorisant l’assistanat. Ainsi celui-ci ne ferait que renforcer la pauvreté et enfermer les pauvres dans des trappes à inactivité. Mais nous avons vu plus haut que la majorité (52 %) des personnes accueillies au Secours Catholique sont des actifs, qui travaillent ou qui cherchent un emploi. Les jeunes et les seniors sont plus souvent actifs parmi les personnes accueillies au Secours Catholique que dans la population générale. Des femmes qui étaient précédemment au foyer sont désormais en recherche d’emploi, avec toutes les difficultés qu’elles rencontrent. Une grande partie des inactifs ne sont pas en mesure de travailler, du fait de leur situation (inaptitude, errance) ou de leur origine (étrangers sans doit au travail) comme nous l’avons vu plus haut. Peut-on parler d’assistanat dans ces cas ? Lorsque les ménages parviennent à trouver un emploi, celui-ci ne garantit pas toujours un niveau de vie satisfaisant. Les contrats précaires, à temps partiel, sont les plus fréquents, et leur proportion a tendance à augmenter pour les personnes accueillies par le Secours Catholique. Dans l’édition 2017 de son rapport, l’Observatoire des inégalités aborde l’évolution de la part de salariés précaires. Ainsi, il est noté qu’en période de ralentissement économique, l’emploi précaire diminue, car les contrats d’intérim sont moins utilisés et les CDD non renouvelés. À l’inverse, l’emploi précaire augmente en début de reprise économique ou structurellement sur le long terme quand les conditions globales d’emploi se détériorent.

Une belle découverte en quad

Grand amateur de quad, je suis toujours à la recherche de nouveaux terrains de jeux. Les randonnées en quad que j’effectue entre amis nous amènent souvent à découvrir des lieux inattendus. Le dernier en date se situait dans l’Allier, où nous avons découvert ce qui est peut-être la plus belle futaie de chênes d’Europe : la forêt de Tronçais. Cette forêt est un véritable trésor national. Elle s’étend sur une superficie de plus de 10 000 hectares. L’arbre y est roi. Les chênes qui y poussent sont innombrables et ils forment sans conteste la forêt de chênes la plus belle du monde, et donc la plus émouvante, la plus saisissante. Tels les doigts d’une main de géant, ces arbres, ces fûts grimpent vers le ciel pour aller y chercher à la fois le soleil et la pluie, le froid de l’hiver et la chaleur estivale, le jour et la nuit. Quelques panneaux à son entrée nous ont expliqué son histoire. Ce trésor forestier a souvent été malmené, avant que des hommes sérieux et intelligents imaginent une véritable gestion de ce patrimoine. Les premiers à le faire vivaient au Moyen Âge. Et leurs successeurs, dont le ministre Colbert, tentèrent de conserver et d’embellir cet héritage. Pour découvrir cette immense forêt, il existe de nombreux kilomètres de routes, de chemins et de sentiers forestiers. Cet ensemble, qui forme une véritable toile d’araignée, permet de découvrir des sites incroyables où poussent des chênes historiques. Ils sont imposants lorsqu’on passe au milieu d’eux. Ils semblent dépositaires de savoirs qui remontent à plusieurs siècles. Une pause que nous avons effectué au beau milieu des chênes nous a donné l’impression d’être dans une forêt ancienne, de celles qu’on trouve dans le Seigneur des Anneaux. Une fois les moteurs des quads coupés, le silence alentour nous a paru presque tangible. C’est l’une des randonnées les plus magiques que nous ayions faite jusqu’ici. Dans cette forêt, il y a non seulement des milliers d’arbres mais aussi toute une autre flore et une faune très riches. Si vous passez un jour par l’Allier, je vous invite à découvrir ce lieu. Que ce soit à pied, en quad, à vélo, ou même en 4×4, c’est une futaie de chênes qui mérite qu’on l’explore. Un bel exemple qui prouve que l’homme peut parfois respecter la nature. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette randonnée en quad dans l’Allier.

Le crédit à la consommation pour les seniors

La diffusion du crédit à la consommation pour les seniors a connu trois phases depuis 1989 : une période de démarrage (1989-1995), puis une croissance rapide et, depuis 2001, une stabilisation en moyenne du taux d’endettement, traversée par de fortes fluctuations d’une année à l’autre. L’usage des crédits à la consommation par les ménages depuis 2008 est plus fréquent qu’auparavant pour supporter des dépenses de la vie courante, en particulier pour les personnes âgées de 65 ans ou plus. Le glissement des générations est ici peut-être à l’œuvre : on sait que les plus anciens restent inquiets vis-à-vis de l’endettement quand ceux qui ont connu la période faste du développement de la consommation et du crédit consommation en font usage plus naturellement. Le recours au crédit à la consommation de certains seniors s’expliquerait aussi par un enrichissement (de nouveau via un glissement générationnel) ayant un effet positif sur la propension à s’endetter. Il serait le versant d’une épargne bloquée ou en attente de transmission (assurance vie) car il permet d’obtenir des liquidités. À noter que, parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus, une part importante (plus de 50 %, plus que pour les autres classes d’âge) estime que sa situation financière s’est dégradée récemment. Lorsqu’il n’y a pas d’inquiétude patrimoniale, le crédit à la consommation est alors en effet une réponse possible. En novembre 2012, sur 100 ménages dont la personne de référence est âgée de 65 ans et plus, 14 détiennent un crédit à la consommation. Ce taux est inférieur à la moyenne nationale qui s’établit à 17,2 %. Selon une enquête réalisée par Sofinco, le crédit à la consommation senior est principalement dévolu à l’accès aux loisirs, à l’aménagement de l’habitation et à l’équipement en ordinateur. Ainsi, les perspectives du développement du crédit à la consommation en France se concentreraient à l’avenir sur deux postes : l’équipement de la maison et l’amélioration de l’habitat. Sa croissance serait portée par la génération des babyboomers qui a l’habitude d’y avoir recours et dont les revenus diminueront au passage à la retraite. En outre, notre époque est caractérisée par la cohabitation de quatre générations : de jeunes seniors se trouvent dans une situation où ils doivent apporter une aide financière à leurs ascendants dont la santé se dégrade et à leurs descendants (enfants et petits-enfants), ce qui pourrait les aiguiller vers le crédit à la consommation. Enfin, les incertitudes liées à l’avenir de la protection sociale encouragent les personnes à conserver une épargne intacte et à recourir au crédit pour répondre à leur besoin en consommation, ce qui là encore devrait favoriser le développement du crédit chez nos aînés.

Les hôtels et la mode

Chaque année, des milliers d’étudiants se retrouvent dans le dilemme de prendre différents cours et d’étudier ces cours. En principe, les parents veulent que leurs enfants étudient l’ingénierie et la médecine principalement parce que ces matières ont un charme propre et une assurance de bons placements. Au fil des ans, un tel état d’esprit a changé pour le mieux. Les gens montrent une tendance à étudier des sujets qui ne sont pas conventionnels mais qui offrent néanmoins des opportunités d’emploi lucratives. Ces cours permettent également aux étudiants de se lancer dans des entreprises entrepreneuriales. Ils ont leurs propres unités après avoir terminé ces diplômes et après les diplômes d’études supérieures. Depuis la demande de MBA est assez élevé dans le scénario mondial actuel, les étudiants choisissent les cours de MBA à Bangalore. Des cours MCA sont également offerts par de nombreux collèges de la ville. En tant que ville informatique en développement rapide de l’Inde, Bangalore convient à de nombreux étudiants pour étudier différents cours professionnels. Même les cours de gestion d’hôtel et les cours de journalisme à Bangalore sont très populaires parmi les étudiants. Ceux qui sont intéressés par les cours de design de mode à Bangalore, peuvent trouver les collèges appropriés. Étant donné que le taux de recrutement est plutôt bon dans cette métropole en pleine croissance, il attire les communautés étudiantes à tracer leur parcours académique pour une meilleure carrière. La plupart des collèges de Bangalore ont été établis depuis plusieurs années. Certains sont également apparus ces dernières années et se portent bien en ce qui concerne les préférences des étudiants. Il ne faut pas longtemps pour que n’importe quelle institution soit recherchée, si elle est située à Bangalore et il en va de même pour les collèges offrant des cours de design de mode, de journalisme et de gestion hôtelière. La ville offre aux étudiants un endroit parfait pour étudier et se détendre en même temps. Non seulement l’exposition aux employeurs potentiels est grande, mais aussi le mode de vie des gens est amusant. Avec les centres commerciaux et les pubs dans toute la ville, le divertissement ne semble pas être un problème. Même les problèmes d’alimentation ne sont pas trouvés dans la ville. Les multiplexes, les pistes de danse, les méga-événements, etc. sont communs dans cette ville, offrant aux étudiants toutes les formes possibles de divertissement dont ils peuvent profiter après une journée exténuante dans les études. Bangalore s’est avéré être un refuge pour les entreprises multinationales avec sa disposition planifiée. Et donc, les institutions arrivent en grand nombre dans le but d’admettre les étudiants qui peuvent trouver leurs employeurs parmi les entreprises situées dans la ville. On peut aller pour les cours MBA ou prendre des admissions dans les collèges MCA. Les cours de journalisme à Bangalore sont offerts par de nombreux instituts d’arts et de communication de masse. Avec le secteur du tourisme en pleine expansion ces jours-ci, les cours de gestion d’hôtel peuvent être la première étape vers des carrières lucratives dans l’industrie hôtelière. Les étudiants peuvent devenir des créateurs de mode établis en prenant des cours de design de mode à Bangalore et obtenir une large exposition en termes de style et de défilés de mode et de telles fonctions. Il est rentable de faire partie de la culture d’étude dans cette ville qui est connue comme la Silicon Valley du pays et les étudiants doivent profiter des cours et des collèges qui les mèneront à de plus hauts sommets dans leur carrière. A lire sur le site spécialiste sur les plus beaux hotels du monde.

Une économie écologique plus forte

Nicolas Hulot a affiché mercredi ses ambitions pour le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS), qu’il veut aider à « changer d’échelle ». Lors du lancement de la 10e édition du mois de l’ESS, le ministre de la Transition écologique et solidaire a salué « un entreprenariat où l’humain prime sur le profit ». L’ESS représente « 10% du PIB, 2,3 millions de salariés et 13 millions de bénévoles », a-t-il rappelé. Ses 165.000 entreprises sont actives dans des domaines tels que la lutte contre l’illettrisme et le décrochage scolaire, l’autonomie des personnes âgées ou handicapées, ou encore la lutte contre l’exclusion et le chômage. La loi de 2014 sur l’ESS avait pour la première fois défini le périmètre de ce secteur qui concilie activité économique et utilité sociale. M. Hulot, qui souhaite que l’ESS devienne « la norme » en France, a exposé « deux priorités ». La première est de « bâtir un pacte de consolidation et de croissance à cinq ans », a-t-il dit, avec « un cadre de règles adaptées » qui ne « freinent pas les acteurs de l’ESS ». Il s’agit de rassembler l’ensemble des « mesures d’ordre fiscal, financières, règlementaires et législatives, qui vont permettre d’accélérer la performance économique et l’impact social et environnemental des entreprises de l’ESS », a-t-il expliqué. « Ces mesures doivent également encourager les coopérations et les regroupements d’entreprises de l’ESS », pour leur permettre de « changer d’échelle et répondre à davantage de besoins sociaux et environnementaux ». Ces regroupements sont « souhaitables pour répondre aux exigences de la commande publique, notamment en termes de volume », a-t-il fait valoir. L’autre priorité sera de créer un « accélérateur d’innovation sociale » pour « permettre aux acteurs de l’ESS de renouer avec ce qui est leur marque de fabrique, l’innovation ». Cet outil sera « axé sur les grands défis de notre société tels que la transition écologique, la transition numérique, la jeunesse, la ruralité, l’autonomie et l’insertion sociale », a précisé M. Hulot devant une assemblée d’acteurs de l’ESS. « On va se retrouver en fin d’année ou début d’année prochaine pour que nous puissions transcrire cette ambition en actes », a-t-il déclaré, en présence du Haut-Commissaire à l’ESS Christophe Itier, chargé d’élaborer cette feuille de route.

Grande main-d’oeuvre, pas assez d’emplois

Alors que l’économie mondiale est entrée dans une nouvelle période combinant une croissance plus lente, une accentuation des inégalités et des perturbations financières, l’emploi ne se développe pas assez vite pour absorber une main-d’œuvre en augmentation. Au plan mondial, le taux d’emploi de l’ensemble de la population, soit la proportion de la population en âge de travailler qui a un emploi, a diminué de 62 % en 1991 à 60 % en 2015, avec un important ralentissement durant la crise économique mondiale de 2008-2009. Selon l’Organisation internationale du Travail, plus de 204 millions de personnes sont sans emploi en 2015. Cela fait plus de 34 millions de plus qu’avant le début de la crise économique, et 53 millions de plus qu’en 1991. Les possibilités d’emploi ont diminué aussi bien dans les régions en développement que dans les régions développées. Le taux d’emploi de l’ensemble de la population dans les régions en développement a diminué de 3,3 points de pourcentage de 1991 à 2015, alors qu’il a diminué de 1 point de pourcentage dans les régions développées. Les diminutions les plus importantes se trouvent en Asie de l’Est et en Asie du Sud, qui ont enregistré des baisses du taux d’emploi de l’ensemble de la population de 6,7 et 4,6 points de pourcentage, respectivement. La situation de l’emploi s’est améliorée légèrement en Afrique subsaharienne, mais les améliorations des moyens de subsistance ont été annulées par un sous-emploi élevé et persistant, et un emploi informel, ainsi que par une faible productivité du travail. Les jeunes, en particulier les jeunes femmes, continuent d’être affectés de manière disproportionnée par les possibilités d’emploi limitées et par le chômage. Seulement quatre jeunes femmes et hommes sur dix entre 15 et 24 ans sont employés en 2015, contre cinq sur dix en 1991. Cela représente une baisse de plus de 10 points de pourcentage. Même si la baisse est partiellement due au fait que les jeunes fréquentent l’école plus longtemps, il y a encore environ 74 millions de jeunes recherchant un emploi en 2015. Au plan mondial, le taux de chômage des jeunes est près de trois fois supérieur à celui des adultes. En 2015, la situation est plus grave en Afrique du Nord et en Asie de l’Ouest, où la proportion de jeunes qui ont un emploi est seulement la moitié de celle de l’ensemble de la population en âge de travailler.

Dans le ciel en hélicoptère

Si ma mémoire est une grotte, elle doit regorger de mille et un trésors qui s’entassent pêle-mêle. Je pratique tellement d’activités insolites que ça doit ressembler à une véritable caverne d’Alibaba, là-dedans ! Tenez, il y a encore deux semaines, j’ai ajouté un nouveau trésor à ma collection : j’ai accompli un tour en hélicoptère au-dessus de Biarritz. Une expérience que j’ai beaucoup apprécié. La météo était en effet parfaite ce jour-là : le ciel était d’un bleu immaculé, et le staff qui nous a reçus était très sympathique. Bref, ça a bien commencé dès le début. Après nous avoir expliqué les consignes de sécurité, le pilote nous a fait embarquer à l’intérieur de l’appareil (nous étions 3 participants, en plus du pilote), nous avons mis nos ceintures et nos casques (obligatoire si l’on veut parler avec le pilote : le bruit des hélices à pleine vitesse oblige à communiquer par micros interposés !). Puis avant même que je m’en aperçoive, nous avons quitté la terre ferme ! Au menu du jour, vingt minutes de redécouverte du monde ! Un vol en hélico varie sensiblement d’un vol traditionnel. Comme l’hélico pique du nez pour avancer, l’on ressent du coups chaque changement de direction dans son corps. Cela dit, ça n’a rien de douloureux ni de particulièrement effrayant : c’est juste insolite. Ce qu’il y a de plus incroyable, dans un tel vol, c’est la vue et l’effet qu’elle fait sur l’esprit. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de découvrir le monde sous un autre angle. Les lieux les plus familiers deviennent soudain de simples maquettes avec l’altitude, et on perçoit comme notre environnement quotidien est petit et insignifiant, par rapport à l’ensemble de notre planète. C’est un peu comme si l’on observait le monde comme le ferait un titan, en somme. Et ça, c’est carrément une expérience envoûtante à vivre ! Si vous en avez un jour l’occasion, ne réfléchissez pas trop : foncez. Et si ce vol à Biarritz vous intéresse, voilà le site par lequel je suis passé pour mon vol. Davantage d’information sur cette activité de vol en hélicoptère en cliquant sur le site internet de l’organisateur.

Les dettes de Hollande

Rarement les mots ont été aussi forts. « Le dérapage dont nous héritons est inacceptable », a dénoncé Édouard Philippe quelques minutes après avoir reçu un audit de la Cour des comptes qui accable la gestion budgétaire du précédent gouvernement. « Je voudrais que les Français mesurent ce dérapage de huit milliards d’euros, a-t-il exhorté. C’est comme si le précédent gouvernement avait établi son budget en oubliant celui de la Justice. C’est trois fois celui de la Culture. » Cette somme a été identifiée par la Cour des comptes comme manquant dans les caisses de l’Etat pour tenir l’engagement de déficit de 2,8% en 2017. Au lieu de cela, il devrait atteindre -si aucune mesure n’est prise- 3,2%. Édouard Philippe s’est engagé à le canaliser à 3% via des mesures de réduction des dépenses qui seront annoncées mardi lors de son discours de politique générale. Avant de regarder la suite et ce qui sera prévu par l’actuelle majorité, intéressons-nous à ce qui manque. A quoi correspondent ces huit milliards de « chèque en bois » qu’auraient signé François Hollande, Bernard Cazeneuve et Michel Sapin avant de quitter le pouvoir. La cour des Comptes a identifié certains de ces trous. La Cour des Comptes estime que le gouvernement n’a pas budgété les 2,3 milliards d’euros nécessaires à la recapitalisation d’Areva, le géant du nucléaire en graves difficultés économiques. Pour leur défense, Michel Sapin et Christian Eckert affirment que cette somme n’entre pas nécessairement dans le calcul du déficit public dans la mesure où la Commission européenne n’a pas encore tranché à ce sujet. Le gouvernement précédent comptait beaucoup sur les recettes issues de la régularisation des avoirs à l’étranger, autrement dit la lutte contre la fraude fiscale. Deux milliards d’euros étaient comptés comme entrant dans les caisses de l’Etat. Seulement, pour la Cour des comptes, le total serait en réalité réduit de moitié. Pour le reste, la Cour des comptes estime que le risque de dérapage en 2017 résulte « quasi exclusivement d’une sous-estimation des dépenses de l’Etat ». Difficile de donner beaucoup plus de précisions, mais dans une note de blog publiée avant le rapport, Christian Eckert, l’ancien secrétaire d’Etat au Budget évoquait (pour se défendre) plusieurs décisions que son gouvernement avait été amené à prendre. Manière d’expliquer qu’il ne s’agissait pas de cadeaux réalisés. « Il fallait en cours d’année, prendre des mesures correctrices pour financer, un jour la sécheresse, un jour le coût des opérations militaires, un jour le coût d’une mesure économique ou fiscale prise par le gouvernement pour soutenir la croissance, un jour des dépenses sociales non prévues, un jour des charges d’intérêts en hausse imprévisible, un jour la recapitalisation d’une très grande entreprise nationale fragilisée, un jour le renforcement du pays contre les risques d’attentats… La place me manque pour citer tous les exemples qui se sont produits », écrit Christian Eckert. Au regard des préconisations faites par la Cour des comptes pour réduire le déficit, on peut imaginer que la hausse du point d’indice des fonctionnaires et les créations de postes dans la Fonction publique (sécurité et éducation) font partie des mesure qui n’ont pas plu aux Sages de la rue Cambon.