Une belle découverte en quad

Grand amateur de quad, je suis toujours à la recherche de nouveaux terrains de jeux. Les randonnées en quad que j’effectue entre amis nous amènent souvent à découvrir des lieux inattendus. Le dernier en date se situait dans l’Allier, où nous avons découvert ce qui est peut-être la plus belle futaie de chênes d’Europe : la forêt de Tronçais. Cette forêt est un véritable trésor national. Elle s’étend sur une superficie de plus de 10 000 hectares. L’arbre y est roi. Les chênes qui y poussent sont innombrables et ils forment sans conteste la forêt de chênes la plus belle du monde, et donc la plus émouvante, la plus saisissante. Tels les doigts d’une main de géant, ces arbres, ces fûts grimpent vers le ciel pour aller y chercher à la fois le soleil et la pluie, le froid de l’hiver et la chaleur estivale, le jour et la nuit. Quelques panneaux à son entrée nous ont expliqué son histoire. Ce trésor forestier a souvent été malmené, avant que des hommes sérieux et intelligents imaginent une véritable gestion de ce patrimoine. Les premiers à le faire vivaient au Moyen Âge. Et leurs successeurs, dont le ministre Colbert, tentèrent de conserver et d’embellir cet héritage. Pour découvrir cette immense forêt, il existe de nombreux kilomètres de routes, de chemins et de sentiers forestiers. Cet ensemble, qui forme une véritable toile d’araignée, permet de découvrir des sites incroyables où poussent des chênes historiques. Ils sont imposants lorsqu’on passe au milieu d’eux. Ils semblent dépositaires de savoirs qui remontent à plusieurs siècles. Une pause que nous avons effectué au beau milieu des chênes nous a donné l’impression d’être dans une forêt ancienne, de celles qu’on trouve dans le Seigneur des Anneaux. Une fois les moteurs des quads coupés, le silence alentour nous a paru presque tangible. C’est l’une des randonnées les plus magiques que nous ayions faite jusqu’ici. Dans cette forêt, il y a non seulement des milliers d’arbres mais aussi toute une autre flore et une faune très riches. Si vous passez un jour par l’Allier, je vous invite à découvrir ce lieu. Que ce soit à pied, en quad, à vélo, ou même en 4×4, c’est une futaie de chênes qui mérite qu’on l’explore. Un bel exemple qui prouve que l’homme peut parfois respecter la nature. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette randonnée en quad dans l’Allier.

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Le crédit à la consommation pour les seniors

La diffusion du crédit à la consommation pour les seniors a connu trois phases depuis 1989 : une période de démarrage (1989-1995), puis une croissance rapide et, depuis 2001, une stabilisation en moyenne du taux d’endettement, traversée par de fortes fluctuations d’une année à l’autre. L’usage des crédits à la consommation par les ménages depuis 2008 est plus fréquent qu’auparavant pour supporter des dépenses de la vie courante, en particulier pour les personnes âgées de 65 ans ou plus. Le glissement des générations est ici peut-être à l’œuvre : on sait que les plus anciens restent inquiets vis-à-vis de l’endettement quand ceux qui ont connu la période faste du développement de la consommation et du crédit consommation en font usage plus naturellement. Le recours au crédit à la consommation de certains seniors s’expliquerait aussi par un enrichissement (de nouveau via un glissement générationnel) ayant un effet positif sur la propension à s’endetter. Il serait le versant d’une épargne bloquée ou en attente de transmission (assurance vie) car il permet d’obtenir des liquidités. À noter que, parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus, une part importante (plus de 50 %, plus que pour les autres classes d’âge) estime que sa situation financière s’est dégradée récemment. Lorsqu’il n’y a pas d’inquiétude patrimoniale, le crédit à la consommation est alors en effet une réponse possible. En novembre 2012, sur 100 ménages dont la personne de référence est âgée de 65 ans et plus, 14 détiennent un crédit à la consommation. Ce taux est inférieur à la moyenne nationale qui s’établit à 17,2 %. Selon une enquête réalisée par Sofinco, le crédit à la consommation senior est principalement dévolu à l’accès aux loisirs, à l’aménagement de l’habitation et à l’équipement en ordinateur. Ainsi, les perspectives du développement du crédit à la consommation en France se concentreraient à l’avenir sur deux postes : l’équipement de la maison et l’amélioration de l’habitat. Sa croissance serait portée par la génération des babyboomers qui a l’habitude d’y avoir recours et dont les revenus diminueront au passage à la retraite. En outre, notre époque est caractérisée par la cohabitation de quatre générations : de jeunes seniors se trouvent dans une situation où ils doivent apporter une aide financière à leurs ascendants dont la santé se dégrade et à leurs descendants (enfants et petits-enfants), ce qui pourrait les aiguiller vers le crédit à la consommation. Enfin, les incertitudes liées à l’avenir de la protection sociale encouragent les personnes à conserver une épargne intacte et à recourir au crédit pour répondre à leur besoin en consommation, ce qui là encore devrait favoriser le développement du crédit chez nos aînés.

Les hôtels et la mode

Chaque année, des milliers d’étudiants se retrouvent dans le dilemme de prendre différents cours et d’étudier ces cours. En principe, les parents veulent que leurs enfants étudient l’ingénierie et la médecine principalement parce que ces matières ont un charme propre et une assurance de bons placements. Au fil des ans, un tel état d’esprit a changé pour le mieux. Les gens montrent une tendance à étudier des sujets qui ne sont pas conventionnels mais qui offrent néanmoins des opportunités d’emploi lucratives. Ces cours permettent également aux étudiants de se lancer dans des entreprises entrepreneuriales. Ils ont leurs propres unités après avoir terminé ces diplômes et après les diplômes d’études supérieures. Depuis la demande de MBA est assez élevé dans le scénario mondial actuel, les étudiants choisissent les cours de MBA à Bangalore. Des cours MCA sont également offerts par de nombreux collèges de la ville. En tant que ville informatique en développement rapide de l’Inde, Bangalore convient à de nombreux étudiants pour étudier différents cours professionnels. Même les cours de gestion d’hôtel et les cours de journalisme à Bangalore sont très populaires parmi les étudiants. Ceux qui sont intéressés par les cours de design de mode à Bangalore, peuvent trouver les collèges appropriés. Étant donné que le taux de recrutement est plutôt bon dans cette métropole en pleine croissance, il attire les communautés étudiantes à tracer leur parcours académique pour une meilleure carrière. La plupart des collèges de Bangalore ont été établis depuis plusieurs années. Certains sont également apparus ces dernières années et se portent bien en ce qui concerne les préférences des étudiants. Il ne faut pas longtemps pour que n’importe quelle institution soit recherchée, si elle est située à Bangalore et il en va de même pour les collèges offrant des cours de design de mode, de journalisme et de gestion hôtelière. La ville offre aux étudiants un endroit parfait pour étudier et se détendre en même temps. Non seulement l’exposition aux employeurs potentiels est grande, mais aussi le mode de vie des gens est amusant. Avec les centres commerciaux et les pubs dans toute la ville, le divertissement ne semble pas être un problème. Même les problèmes d’alimentation ne sont pas trouvés dans la ville. Les multiplexes, les pistes de danse, les méga-événements, etc. sont communs dans cette ville, offrant aux étudiants toutes les formes possibles de divertissement dont ils peuvent profiter après une journée exténuante dans les études. Bangalore s’est avéré être un refuge pour les entreprises multinationales avec sa disposition planifiée. Et donc, les institutions arrivent en grand nombre dans le but d’admettre les étudiants qui peuvent trouver leurs employeurs parmi les entreprises situées dans la ville. On peut aller pour les cours MBA ou prendre des admissions dans les collèges MCA. Les cours de journalisme à Bangalore sont offerts par de nombreux instituts d’arts et de communication de masse. Avec le secteur du tourisme en pleine expansion ces jours-ci, les cours de gestion d’hôtel peuvent être la première étape vers des carrières lucratives dans l’industrie hôtelière. Les étudiants peuvent devenir des créateurs de mode établis en prenant des cours de design de mode à Bangalore et obtenir une large exposition en termes de style et de défilés de mode et de telles fonctions. Il est rentable de faire partie de la culture d’étude dans cette ville qui est connue comme la Silicon Valley du pays et les étudiants doivent profiter des cours et des collèges qui les mèneront à de plus hauts sommets dans leur carrière. A lire sur le site spécialiste sur les plus beaux hotels du monde.

Une économie écologique plus forte

Nicolas Hulot a affiché mercredi ses ambitions pour le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS), qu’il veut aider à « changer d’échelle ». Lors du lancement de la 10e édition du mois de l’ESS, le ministre de la Transition écologique et solidaire a salué « un entreprenariat où l’humain prime sur le profit ». L’ESS représente « 10% du PIB, 2,3 millions de salariés et 13 millions de bénévoles », a-t-il rappelé. Ses 165.000 entreprises sont actives dans des domaines tels que la lutte contre l’illettrisme et le décrochage scolaire, l’autonomie des personnes âgées ou handicapées, ou encore la lutte contre l’exclusion et le chômage. La loi de 2014 sur l’ESS avait pour la première fois défini le périmètre de ce secteur qui concilie activité économique et utilité sociale. M. Hulot, qui souhaite que l’ESS devienne « la norme » en France, a exposé « deux priorités ». La première est de « bâtir un pacte de consolidation et de croissance à cinq ans », a-t-il dit, avec « un cadre de règles adaptées » qui ne « freinent pas les acteurs de l’ESS ». Il s’agit de rassembler l’ensemble des « mesures d’ordre fiscal, financières, règlementaires et législatives, qui vont permettre d’accélérer la performance économique et l’impact social et environnemental des entreprises de l’ESS », a-t-il expliqué. « Ces mesures doivent également encourager les coopérations et les regroupements d’entreprises de l’ESS », pour leur permettre de « changer d’échelle et répondre à davantage de besoins sociaux et environnementaux ». Ces regroupements sont « souhaitables pour répondre aux exigences de la commande publique, notamment en termes de volume », a-t-il fait valoir. L’autre priorité sera de créer un « accélérateur d’innovation sociale » pour « permettre aux acteurs de l’ESS de renouer avec ce qui est leur marque de fabrique, l’innovation ». Cet outil sera « axé sur les grands défis de notre société tels que la transition écologique, la transition numérique, la jeunesse, la ruralité, l’autonomie et l’insertion sociale », a précisé M. Hulot devant une assemblée d’acteurs de l’ESS. « On va se retrouver en fin d’année ou début d’année prochaine pour que nous puissions transcrire cette ambition en actes », a-t-il déclaré, en présence du Haut-Commissaire à l’ESS Christophe Itier, chargé d’élaborer cette feuille de route.

Grande main-d’oeuvre, pas assez d’emplois

Alors que l’économie mondiale est entrée dans une nouvelle période combinant une croissance plus lente, une accentuation des inégalités et des perturbations financières, l’emploi ne se développe pas assez vite pour absorber une main-d’œuvre en augmentation. Au plan mondial, le taux d’emploi de l’ensemble de la population, soit la proportion de la population en âge de travailler qui a un emploi, a diminué de 62 % en 1991 à 60 % en 2015, avec un important ralentissement durant la crise économique mondiale de 2008-2009. Selon l’Organisation internationale du Travail, plus de 204 millions de personnes sont sans emploi en 2015. Cela fait plus de 34 millions de plus qu’avant le début de la crise économique, et 53 millions de plus qu’en 1991. Les possibilités d’emploi ont diminué aussi bien dans les régions en développement que dans les régions développées. Le taux d’emploi de l’ensemble de la population dans les régions en développement a diminué de 3,3 points de pourcentage de 1991 à 2015, alors qu’il a diminué de 1 point de pourcentage dans les régions développées. Les diminutions les plus importantes se trouvent en Asie de l’Est et en Asie du Sud, qui ont enregistré des baisses du taux d’emploi de l’ensemble de la population de 6,7 et 4,6 points de pourcentage, respectivement. La situation de l’emploi s’est améliorée légèrement en Afrique subsaharienne, mais les améliorations des moyens de subsistance ont été annulées par un sous-emploi élevé et persistant, et un emploi informel, ainsi que par une faible productivité du travail. Les jeunes, en particulier les jeunes femmes, continuent d’être affectés de manière disproportionnée par les possibilités d’emploi limitées et par le chômage. Seulement quatre jeunes femmes et hommes sur dix entre 15 et 24 ans sont employés en 2015, contre cinq sur dix en 1991. Cela représente une baisse de plus de 10 points de pourcentage. Même si la baisse est partiellement due au fait que les jeunes fréquentent l’école plus longtemps, il y a encore environ 74 millions de jeunes recherchant un emploi en 2015. Au plan mondial, le taux de chômage des jeunes est près de trois fois supérieur à celui des adultes. En 2015, la situation est plus grave en Afrique du Nord et en Asie de l’Ouest, où la proportion de jeunes qui ont un emploi est seulement la moitié de celle de l’ensemble de la population en âge de travailler.

Dans le ciel en hélicoptère

Si ma mémoire est une grotte, elle doit regorger de mille et un trésors qui s’entassent pêle-mêle. Je pratique tellement d’activités insolites que ça doit ressembler à une véritable caverne d’Alibaba, là-dedans ! Tenez, il y a encore deux semaines, j’ai ajouté un nouveau trésor à ma collection : j’ai accompli un tour en hélicoptère au-dessus de Biarritz. Une expérience que j’ai beaucoup apprécié. La météo était en effet parfaite ce jour-là : le ciel était d’un bleu immaculé, et le staff qui nous a reçus était très sympathique. Bref, ça a bien commencé dès le début. Après nous avoir expliqué les consignes de sécurité, le pilote nous a fait embarquer à l’intérieur de l’appareil (nous étions 3 participants, en plus du pilote), nous avons mis nos ceintures et nos casques (obligatoire si l’on veut parler avec le pilote : le bruit des hélices à pleine vitesse oblige à communiquer par micros interposés !). Puis avant même que je m’en aperçoive, nous avons quitté la terre ferme ! Au menu du jour, vingt minutes de redécouverte du monde ! Un vol en hélico varie sensiblement d’un vol traditionnel. Comme l’hélico pique du nez pour avancer, l’on ressent du coups chaque changement de direction dans son corps. Cela dit, ça n’a rien de douloureux ni de particulièrement effrayant : c’est juste insolite. Ce qu’il y a de plus incroyable, dans un tel vol, c’est la vue et l’effet qu’elle fait sur l’esprit. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de découvrir le monde sous un autre angle. Les lieux les plus familiers deviennent soudain de simples maquettes avec l’altitude, et on perçoit comme notre environnement quotidien est petit et insignifiant, par rapport à l’ensemble de notre planète. C’est un peu comme si l’on observait le monde comme le ferait un titan, en somme. Et ça, c’est carrément une expérience envoûtante à vivre ! Si vous en avez un jour l’occasion, ne réfléchissez pas trop : foncez. Et si ce vol à Biarritz vous intéresse, voilà le site par lequel je suis passé pour mon vol. Davantage d’information sur cette activité de vol en hélicoptère en cliquant sur le site internet de l’organisateur.

Les dettes de Hollande

Rarement les mots ont été aussi forts. « Le dérapage dont nous héritons est inacceptable », a dénoncé Édouard Philippe quelques minutes après avoir reçu un audit de la Cour des comptes qui accable la gestion budgétaire du précédent gouvernement. « Je voudrais que les Français mesurent ce dérapage de huit milliards d’euros, a-t-il exhorté. C’est comme si le précédent gouvernement avait établi son budget en oubliant celui de la Justice. C’est trois fois celui de la Culture. » Cette somme a été identifiée par la Cour des comptes comme manquant dans les caisses de l’Etat pour tenir l’engagement de déficit de 2,8% en 2017. Au lieu de cela, il devrait atteindre -si aucune mesure n’est prise- 3,2%. Édouard Philippe s’est engagé à le canaliser à 3% via des mesures de réduction des dépenses qui seront annoncées mardi lors de son discours de politique générale. Avant de regarder la suite et ce qui sera prévu par l’actuelle majorité, intéressons-nous à ce qui manque. A quoi correspondent ces huit milliards de « chèque en bois » qu’auraient signé François Hollande, Bernard Cazeneuve et Michel Sapin avant de quitter le pouvoir. La cour des Comptes a identifié certains de ces trous. La Cour des Comptes estime que le gouvernement n’a pas budgété les 2,3 milliards d’euros nécessaires à la recapitalisation d’Areva, le géant du nucléaire en graves difficultés économiques. Pour leur défense, Michel Sapin et Christian Eckert affirment que cette somme n’entre pas nécessairement dans le calcul du déficit public dans la mesure où la Commission européenne n’a pas encore tranché à ce sujet. Le gouvernement précédent comptait beaucoup sur les recettes issues de la régularisation des avoirs à l’étranger, autrement dit la lutte contre la fraude fiscale. Deux milliards d’euros étaient comptés comme entrant dans les caisses de l’Etat. Seulement, pour la Cour des comptes, le total serait en réalité réduit de moitié. Pour le reste, la Cour des comptes estime que le risque de dérapage en 2017 résulte « quasi exclusivement d’une sous-estimation des dépenses de l’Etat ». Difficile de donner beaucoup plus de précisions, mais dans une note de blog publiée avant le rapport, Christian Eckert, l’ancien secrétaire d’Etat au Budget évoquait (pour se défendre) plusieurs décisions que son gouvernement avait été amené à prendre. Manière d’expliquer qu’il ne s’agissait pas de cadeaux réalisés. « Il fallait en cours d’année, prendre des mesures correctrices pour financer, un jour la sécheresse, un jour le coût des opérations militaires, un jour le coût d’une mesure économique ou fiscale prise par le gouvernement pour soutenir la croissance, un jour des dépenses sociales non prévues, un jour des charges d’intérêts en hausse imprévisible, un jour la recapitalisation d’une très grande entreprise nationale fragilisée, un jour le renforcement du pays contre les risques d’attentats… La place me manque pour citer tous les exemples qui se sont produits », écrit Christian Eckert. Au regard des préconisations faites par la Cour des comptes pour réduire le déficit, on peut imaginer que la hausse du point d’indice des fonctionnaires et les créations de postes dans la Fonction publique (sécurité et éducation) font partie des mesure qui n’ont pas plu aux Sages de la rue Cambon.

Aller à Las Vegas

La semaine dernière, j’ai participé à un incentive à Las Vegas. Et le plus curieux, c’est que j’ai apprécié. En théorie, je suis pourtant opposé à ce genre d’événement. Je suis de manière générale contre le diktat de l’open space, où l’on voudrait vous faire croire que tout est convivial et positif. Alors certes, je reconnais que le monde du travail a évolué. Le patron n’est plus un type lointain derrière un grand bureau de bois précieux, et les salariés ne sont plus enfermés dans de minuscules bureaux aux airs de cellules. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ce monde est devenu meilleur. Il suffit de voir le nombre de salariés qui posent leur démission pour s’en rendre compte. D’ailleurs, je considère que le nouveau management qui est devenu la norme dans les entreprises « cool » (ou qui se prétendent comme telles) n’a pas forcément amélioré la vie de ses employés. Bien au contraire : ces airs « cool » sont devenus de nouvelles chaînes. J’entends souvent les dirigeants pester contre cette génération qui n’accorde plus la même valeur au travail. Mais ce changement de position découle en fait directement de ce nouveau management : pourquoi les salariés devraient-ils être fidèles à leur entreprise quand cette dernière n’est pas fidèle envers eux ? C’est le monde de l’entreprise qui, en évoluant, a brisé le lien de confiance, et non les employés qui ont pris d’eux-mêmes leurs libertés. Et les incentives participent pour moi le plus souvent de ce nouveau management qui perd les réalités de vue : plutôt que de respecter une coupure claire entre heures de travail et vie privée, on voudrait faire en sorte que les employés poussent l’expérience de l’entreprise jusqu’à vivre ensemble pour mieux se connaître. Sous couvert de récompense voyage, on les force donc à repousser encore plus loin les frontières de leur vie privée. Mais force est de constater que, lorsque c’est bien fait, c’est tout de même bien agréable, et aide vraiment à améliorer les relations dans le travail. C’est donc un outil à proposer avec parcimonie, et surtout, avec qualité. D’ailleurs, je vous mets en lien l’agence qui s’est occupée de cet incentive: si votre patron est du genre à vous traîner dans des événements qui vous donnent une furieuse envie de démissionner, je vous suggère de laisser traîner ce lien sur son bureau. Sait-on jamais… Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de l’organisation d’ incentive à Las Vegas.

Macron et Poutine

Il n’est pas nécessaire d’être d’accord pour se parler. C’est le b-a-ba de la diplomatie qu’Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont respecté en se rencontrant au Grand Trianon de Versailles. L’exposition sur le voyage de Pierre le Grand en 1717 était un bon prétexte. Pierre 1er, le tsar modernisateur, qui a «ouvert une fenêtre sur l’Europe» en créant Saint-Pétersbourg, et reconstruit son palais de Petrodvorets à l’image de Versailles. Le thème a été usé jusqu’à la corde par les éléments de langage distribués par l’Elysée. C’était oublier que Pierre le Grand n’était pas animé que de bonnes intentions car il voulait s’inspirer des progrès techniques des Européens pour pouvoir ensuite, disait-il, «leur montrer notre cul». Lundi, c’était l’amitié tricentenaire qui était à l’ordre du jour. Le passif était lourd. Pendant la campagne présidentielle, Vladimir Poutine n’avait pas caché sa préférence pour François Fillon avec qui il avait travaillé quand ils étaient tous les deux premier ministre de leur pays respectif. François Fillon n’avait pas hésité à critiquer la politique de François Hollande lors d’une visite à Moscou. Marine Le Pen était un deuxième choix pour le président russe qui l’avait reçue avant le premier tour. Vladimir Poutine a publiquement justifié cette audience par l’engagement constant de la présidente du Front national en faveur d’un rapprochement franco-russe. L’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, avertissait pourtant ses supérieurs de porter attention à un jeune candidat qui avait certes le défaut aux yeux des Russes d’être trop «européen». Pendant ce temps, des pirates installés à l’Est cherchaient à brouiller la campagne d’En marche! et les médias sous la tutelle du Kremlin diffusait des fausses nouvelles sur Emmanuel Macron et sa vie privée. Dans la conférence de presse avec Vladimir Poutine, le président français s’est dit ouvert au dialogue avec les journalistes russes «à condition qu’ils soient journalistes et pas des agents de propagande comme Sputnik et Russia Today». Reprendre les dossiers en cours Mais la campagne est terminée. Les sujets de discussion et de désaccords dépassent les péripéties électorales. François Hollande dont les relations avec son collègue russe étaient de notoriété publique tout sauf chaleureuses avait laissé des dossiers pendants. Vladimir Poutine comme Emmanuel Macron avaient tous les deux intérêt, pour des raisons différentes, à les aborder rapidement. Le président russe a marqué des ponts sur la scène internationale au cours des derniers mois mais il est confronté à deux crises, en Ukraine et en Syrie, dont il n’arrive pas à se sortir. La France est partie prenante dans les deux cas mais elle s’est retrouvée marginalisée. En Ukraine, car les accords de Minsk dont elle était avec l’Allemagne une des inspiratrices se trouvent dans une impasse. En Syrie parce que Moscou, après avoir créé des faits accomplis sur le terrain, a recherché une solution avec l’Iran et la Turquie, en laissant de côté les Occidentaux. L’objectif d’Emmanuel Macron est de rentrer dans le jeu, en profitant du besoin pour la Russie d’avoir des interlocuteurs alors que Donald Trump les a déçus. Dans la lutte contre le terrorisme, Moscou et les Occidentaux ont des intérêts communs au-delà des divergences sur l’attitude vis-à-vis des différents groupes rebelles au Moyen-Orient. Le président français veut profiter du besoin des Russes d’avoir accès à des informations recueillies par les services occidentaux pour s’imposer à la table des négociations. Moscou et Pais vont créer un groupe de travail pour envisager la coopération. Emmanuel Macron plaide pour une transition démocratique en Syrie qui maintienne l’intégrité de l’Etat. Il est prêt à discuter avec des représentants de Bachar el-Assad – il n’a rien dit d’Assad lui-même – mais il a fixé une ligne rouge: «toute utilisation d’armes chimiques ferait l’objet d’une riposte immédiate». La nature n’en a pas été précisée. Sur l’Ukraine, le président français veut relancer le processus dit du format Normandie, inauguré à l’occasion du 70èmr anniversaire du débarquement. La première étape, en accord avec Angela Merkel, sera une évaluation de la situation confiée à l’OSCE. Vladimir Poutine a plaidé pour une levée des sanctions qui frappent son pays depuis ce qu’Emmanuel Macron à l’occasion du G7 a appelé «l’invasion de l’Ukraine par la Russie». La réponse française a été claire: pas de désescalade des sanctions sans désescalade des hostilités et sans une application des accords de Minsk. Emmanuel Macron a été aussi très clair au cours de la conférence de presse commune avec Vladimir Poutine sur la répression qui frappe les LGBT en Tchétchénie et les tracasseries dont les ONG font l’objet en Russie. Le président russe a promis de faire «la vérité complète sur les activités des autorités locales». Le Kremlin vient d’envoyer une commission d’enquête en Tchétchénie. Le président français a ajouté qu’il avait dit encore beaucoup de choses à son collègue russe que les conventions diplomatiques ne lui permettaient pas de répéter en public. La remarque peut être comprise comme une pique à l’adresse de son prédécesseur qui n’hésitait pas à téléphoner à des dirigeants étrangers en présence de journalistes. Elle laisse aussi entendre que le dialogue «franc et exigeant» prôné par Emmanuel Macron n’a pas toujours été du goût de son interlocuteur. La mine renfrognée de Vladimir Poutine semblait confirmer cette interprétation.

Scientifiques: atteindre Sirius en seulement 69 ans

D’après René Heller, de l’Institut Max-Planck de recherche sur le Système solaire, il est possible d’atteindre l’orbite de Sirius, l’étoile la plus brillante dans le ciel nocturne, en seulement 69 ans, malgré le fait qu’elle soit deux fois plus éloignée de la Terre que les étoiles les plus proches du système d’Alpha Centauri.  La société privée Breakthrough Starshot a récemment planifié d’envoyer un vaisseau spatial miniature et ultra léger vers Alpha Centauri pour étudier les planètes du système. D’après les calculs des scientifiques, le voyage au cinquième de la vitesse de la lumière ne prendrait que 20 ans, mais dans ces conditions, le vaisseau passerait devant les planètes pendant seulement quelques secondes et ne pourrait pas s’arrêter sur l’orbite, relate la revue New Scientist. Parallèlement, René Heller et le chercheur indépendant Michael Hippke ont créé une méthode permettant de réduire la vitesse du vaisseau spatial à l’aide de la lumière des étoiles. Cependant, si cette méthode était mise en œuvre, Alpha Centauri ne serait atteint que dans 140 ans.  Dans le même temps, Sirius, qui se trouve à une distance de huit années-lumière de la Terre, soit deux fois plus loin qu’Alpha Centauri, mais qui est 16 fois plus brillante, aiderait à accélérer et à ralentir le vaisseau spatial plus efficacement. Les scientifiques calculent le temps de trajet en prenant la distance divisée par la racine carrée de la valeur de la luminosité. Ainsi, le temps nécessaire pour le voyage vers Sirius serait plus court que vers Alpha Centauri et prendrait seulement 69 ans.