Aller à Las Vegas

La semaine dernière, j’ai participé à un incentive à Las Vegas. Et le plus curieux, c’est que j’ai apprécié. En théorie, je suis pourtant opposé à ce genre d’événement. Je suis de manière générale contre le diktat de l’open space, où l’on voudrait vous faire croire que tout est convivial et positif. Alors certes, je reconnais que le monde du travail a évolué. Le patron n’est plus un type lointain derrière un grand bureau de bois précieux, et les salariés ne sont plus enfermés dans de minuscules bureaux aux airs de cellules. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ce monde est devenu meilleur. Il suffit de voir le nombre de salariés qui posent leur démission pour s’en rendre compte. D’ailleurs, je considère que le nouveau management qui est devenu la norme dans les entreprises « cool » (ou qui se prétendent comme telles) n’a pas forcément amélioré la vie de ses employés. Bien au contraire : ces airs « cool » sont devenus de nouvelles chaînes. J’entends souvent les dirigeants pester contre cette génération qui n’accorde plus la même valeur au travail. Mais ce changement de position découle en fait directement de ce nouveau management : pourquoi les salariés devraient-ils être fidèles à leur entreprise quand cette dernière n’est pas fidèle envers eux ? C’est le monde de l’entreprise qui, en évoluant, a brisé le lien de confiance, et non les employés qui ont pris d’eux-mêmes leurs libertés. Et les incentives participent pour moi le plus souvent de ce nouveau management qui perd les réalités de vue : plutôt que de respecter une coupure claire entre heures de travail et vie privée, on voudrait faire en sorte que les employés poussent l’expérience de l’entreprise jusqu’à vivre ensemble pour mieux se connaître. Sous couvert de récompense voyage, on les force donc à repousser encore plus loin les frontières de leur vie privée. Mais force est de constater que, lorsque c’est bien fait, c’est tout de même bien agréable, et aide vraiment à améliorer les relations dans le travail. C’est donc un outil à proposer avec parcimonie, et surtout, avec qualité. D’ailleurs, je vous mets en lien l’agence qui s’est occupée de cet incentive: si votre patron est du genre à vous traîner dans des événements qui vous donnent une furieuse envie de démissionner, je vous suggère de laisser traîner ce lien sur son bureau. Sait-on jamais… Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de l’organisation d’ incentive à Las Vegas.

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Macron et Poutine

Il n’est pas nécessaire d’être d’accord pour se parler. C’est le b-a-ba de la diplomatie qu’Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont respecté en se rencontrant au Grand Trianon de Versailles. L’exposition sur le voyage de Pierre le Grand en 1717 était un bon prétexte. Pierre 1er, le tsar modernisateur, qui a «ouvert une fenêtre sur l’Europe» en créant Saint-Pétersbourg, et reconstruit son palais de Petrodvorets à l’image de Versailles. Le thème a été usé jusqu’à la corde par les éléments de langage distribués par l’Elysée. C’était oublier que Pierre le Grand n’était pas animé que de bonnes intentions car il voulait s’inspirer des progrès techniques des Européens pour pouvoir ensuite, disait-il, «leur montrer notre cul». Lundi, c’était l’amitié tricentenaire qui était à l’ordre du jour. Le passif était lourd. Pendant la campagne présidentielle, Vladimir Poutine n’avait pas caché sa préférence pour François Fillon avec qui il avait travaillé quand ils étaient tous les deux premier ministre de leur pays respectif. François Fillon n’avait pas hésité à critiquer la politique de François Hollande lors d’une visite à Moscou. Marine Le Pen était un deuxième choix pour le président russe qui l’avait reçue avant le premier tour. Vladimir Poutine a publiquement justifié cette audience par l’engagement constant de la présidente du Front national en faveur d’un rapprochement franco-russe. L’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, avertissait pourtant ses supérieurs de porter attention à un jeune candidat qui avait certes le défaut aux yeux des Russes d’être trop «européen». Pendant ce temps, des pirates installés à l’Est cherchaient à brouiller la campagne d’En marche! et les médias sous la tutelle du Kremlin diffusait des fausses nouvelles sur Emmanuel Macron et sa vie privée. Dans la conférence de presse avec Vladimir Poutine, le président français s’est dit ouvert au dialogue avec les journalistes russes «à condition qu’ils soient journalistes et pas des agents de propagande comme Sputnik et Russia Today». Reprendre les dossiers en cours Mais la campagne est terminée. Les sujets de discussion et de désaccords dépassent les péripéties électorales. François Hollande dont les relations avec son collègue russe étaient de notoriété publique tout sauf chaleureuses avait laissé des dossiers pendants. Vladimir Poutine comme Emmanuel Macron avaient tous les deux intérêt, pour des raisons différentes, à les aborder rapidement. Le président russe a marqué des ponts sur la scène internationale au cours des derniers mois mais il est confronté à deux crises, en Ukraine et en Syrie, dont il n’arrive pas à se sortir. La France est partie prenante dans les deux cas mais elle s’est retrouvée marginalisée. En Ukraine, car les accords de Minsk dont elle était avec l’Allemagne une des inspiratrices se trouvent dans une impasse. En Syrie parce que Moscou, après avoir créé des faits accomplis sur le terrain, a recherché une solution avec l’Iran et la Turquie, en laissant de côté les Occidentaux. L’objectif d’Emmanuel Macron est de rentrer dans le jeu, en profitant du besoin pour la Russie d’avoir des interlocuteurs alors que Donald Trump les a déçus. Dans la lutte contre le terrorisme, Moscou et les Occidentaux ont des intérêts communs au-delà des divergences sur l’attitude vis-à-vis des différents groupes rebelles au Moyen-Orient. Le président français veut profiter du besoin des Russes d’avoir accès à des informations recueillies par les services occidentaux pour s’imposer à la table des négociations. Moscou et Pais vont créer un groupe de travail pour envisager la coopération. Emmanuel Macron plaide pour une transition démocratique en Syrie qui maintienne l’intégrité de l’Etat. Il est prêt à discuter avec des représentants de Bachar el-Assad – il n’a rien dit d’Assad lui-même – mais il a fixé une ligne rouge: «toute utilisation d’armes chimiques ferait l’objet d’une riposte immédiate». La nature n’en a pas été précisée. Sur l’Ukraine, le président français veut relancer le processus dit du format Normandie, inauguré à l’occasion du 70èmr anniversaire du débarquement. La première étape, en accord avec Angela Merkel, sera une évaluation de la situation confiée à l’OSCE. Vladimir Poutine a plaidé pour une levée des sanctions qui frappent son pays depuis ce qu’Emmanuel Macron à l’occasion du G7 a appelé «l’invasion de l’Ukraine par la Russie». La réponse française a été claire: pas de désescalade des sanctions sans désescalade des hostilités et sans une application des accords de Minsk. Emmanuel Macron a été aussi très clair au cours de la conférence de presse commune avec Vladimir Poutine sur la répression qui frappe les LGBT en Tchétchénie et les tracasseries dont les ONG font l’objet en Russie. Le président russe a promis de faire «la vérité complète sur les activités des autorités locales». Le Kremlin vient d’envoyer une commission d’enquête en Tchétchénie. Le président français a ajouté qu’il avait dit encore beaucoup de choses à son collègue russe que les conventions diplomatiques ne lui permettaient pas de répéter en public. La remarque peut être comprise comme une pique à l’adresse de son prédécesseur qui n’hésitait pas à téléphoner à des dirigeants étrangers en présence de journalistes. Elle laisse aussi entendre que le dialogue «franc et exigeant» prôné par Emmanuel Macron n’a pas toujours été du goût de son interlocuteur. La mine renfrognée de Vladimir Poutine semblait confirmer cette interprétation.

Scientifiques: atteindre Sirius en seulement 69 ans

D’après René Heller, de l’Institut Max-Planck de recherche sur le Système solaire, il est possible d’atteindre l’orbite de Sirius, l’étoile la plus brillante dans le ciel nocturne, en seulement 69 ans, malgré le fait qu’elle soit deux fois plus éloignée de la Terre que les étoiles les plus proches du système d’Alpha Centauri.  La société privée Breakthrough Starshot a récemment planifié d’envoyer un vaisseau spatial miniature et ultra léger vers Alpha Centauri pour étudier les planètes du système. D’après les calculs des scientifiques, le voyage au cinquième de la vitesse de la lumière ne prendrait que 20 ans, mais dans ces conditions, le vaisseau passerait devant les planètes pendant seulement quelques secondes et ne pourrait pas s’arrêter sur l’orbite, relate la revue New Scientist. Parallèlement, René Heller et le chercheur indépendant Michael Hippke ont créé une méthode permettant de réduire la vitesse du vaisseau spatial à l’aide de la lumière des étoiles. Cependant, si cette méthode était mise en œuvre, Alpha Centauri ne serait atteint que dans 140 ans.  Dans le même temps, Sirius, qui se trouve à une distance de huit années-lumière de la Terre, soit deux fois plus loin qu’Alpha Centauri, mais qui est 16 fois plus brillante, aiderait à accélérer et à ralentir le vaisseau spatial plus efficacement. Les scientifiques calculent le temps de trajet en prenant la distance divisée par la racine carrée de la valeur de la luminosité. Ainsi, le temps nécessaire pour le voyage vers Sirius serait plus court que vers Alpha Centauri et prendrait seulement 69 ans.

Test du vol en avion de chasse

Clairement, il y aura un avant et un après cette expérience. Car cette dernière était vraiment hors norme. Il y a deux semaines, je me suis en effet offert un vol en avion de chasse. Et je crois que je ne regarderai plus jamais le ciel de la même manière ! Cette expérience a eu lieu à Re,,es, et a été une expérience quasi lovecraftienne : indicible ! Le problème qui se pose à moi maintenant, c’est de découvrir quelle autre activité démente je vais bien pouvoir effectuer. C’est que je les enchaîne, depuis quelques années, les activités extraordinaires, et il va commencer à être difficile de me renouveler. Dès lors que je peux m’essayer à une activité un peu différente, je n’hésite pas une seconde : je signe sans regarder à la dépense. Certains trouvent même que je suis déraisonnable. Mais ceux qui mettent ça sur le compte d’un caractère capricieux n’ont vraiment rien compris. Il y a quelques temps, j’ai en fait perdu mon meilleur ami. Et cette mort aussi soudaine qu’injute m’a poussé à voir les choses autrement. Elle m’a rappelé que je pouvais mourir, moi aussi. Bon, cette information ne m’avait certes pas échappé, mais je ne ressentais pas cette vérité aussi durement. Je crois qu’on est tous comme ça, d’une certaine manière : l’on ne pense pas à sa propre mort. Mais celle de cet ami a tout remis en question. On ne peut pas ne pas avoir la bougeotte lorsqu’on sent sa propre mortalité : cette intelligence vous incite à bouger, à cueillir les roses de la vie, comme on dit. Si je devais vous donner un seul conseil, ce serait de suivre mon exemple : vivez votre vie sans perdre une minute. Et ne me dites pas que ce conseil est une évidence, parce qu’il est rarement suivi. Ne cessez jamais de bouger, ne vous encroûtez pas. Prenez l’air, testez les activités qui vous font envie, et ne soyez pas trop responsable. Vivez avant que ce ne soit plus possible. Et si le vol en avion de chasse vous fait de l’oeil, n’hésitez pas ! Je vous mets en lien le site où j’ai déniché ce vol en avion de chasse.

Doit-on se couper des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux se sont multipliés ces dernières années, de Facebook pour le plus connu à Linkedin pour le plus professionnel. Ces réseaux peuvent servir aussi bien pour le travail, l’entreprise et pour les salariés pour communiquer et développer des solutions internes. Cependant, l’utilisation ludique de ces réseaux sociaux est à encadrer pour ne pas générer de dérives dans le travail.   La productivité au travail est-elle affectée par l’utilisation des réseaux sociaux au travail ?   Xavier Camby : Cette première question ne peut avoir de réponse simple, sans prendre le risque de devenir simpliste : il existe en effet de très nombreux usages professionnels de chacun des réseaux sociaux, professionnels ou non. A titre d’exemple, sur un site comme LinkedIn ou Xing, la recherche d’informations commerciales utiles, de candidats ou d’employeurs, de financement de projets, d’innovations et d’informations est grandement simplifiée par l’utilisation diligente et structurée de ces réseaux. Des contacts naguère impossibles -ou prohibitifs en terme de temps et d’argent- s’opèrent désormais aisément, pour le bénéfice de tous.  Des communautés professionnelles s’y structurent efficacement pour partager et s’entraider. D’autres y créent des observatoires ou des laboratoires, pour cerner les tendances du futur. Certains y promeuvent gratuitement des informations ou des formations de grandes valeurs. Facebook aussi, dans une approche plus « Business to Consumer » que purement professionnel est devenu un outil indispensable à de nombreuses entreprises, pour connaître et fidéliser leurs clients, identifier les tendances, pour créer de évènements… Utiliser tous ces réseaux, à titre professionnel, est souvent indispensable et procède d’une bonne gestion de son travail. S’il semble difficile de chiffrer de façon réaliste le gain de productivité et/ou d’innovation que représentent ces fantastiques outils, en permanente évolution.  Symétriquement, on peut avoir un usage parfaitement contre-productif et non professionnel de ces mêmes réseaux, et pas seulement pour des objectifs ludiques. Le premier « piège temporel » consiste en l’ignorance du bon usage de ces outils tout neufs : il est très simple, comme partout ailleurs sur internet de se laisser aller à dériver de profils et blogs, de posts en site web… Cette navigation inexperte et sans boussole mange un temps considérablement, car nous en perdons la notion face à nos écrans (les bien nommés : ils nous cache parfois la réalité ou de celle-ci). Le second n’est pas accidentel : de façon délibérée, je peux y passer beaucoup de temps à faire autre chose que ce pourquoi je suis payé. On voit même parfois ces réseaux, austères et professionnels, se transformer en site de rencontre…    A-t-on des chiffres sur le nombre de salariés qui utilisent leurs réseaux sociaux sur le temps de travail ? Que gagnerait-on à la déconnexion? Sur le plan juridique, a-t-on seulement le droit de les utiliser pendant les horaires de travail ? Est-ce que cela peut constituer un motif de licenciement ?    Il n’existe pas à ma connaissance d’études vraiment fiables et un peu complètes sur l’usage des réseaux sociaux au bureau. Et je redoute que l’identification précise des usages non-professionnels, pendant les heures de travail, constituerait une impossible gageure, à l’heure du télétravail et de l’embarquement systématique des outils professionnels sur des smartphones, des tablettes ou des laptop privés ! Il est aussi à parier que cet impossible ne pourrait se réaliser que par la mise sous contrôle total de chaque personne (au travail et chez elle) ainsi que de l’ensemble de ses outils. Interdire l’usage des réseaux sociaux au travail serait finalement vain (comment vérifier ou contrôler une connexion en 4 G, sur votre smartphone, partagée avec votre ordinateur, sauf à installer de coûteux brouilleurs) que contreproductif et possiblement démotivant, comme l’est toute manifestation de méfiance ou de défiance d’un employeur vis-à vis de ses salariés.

Un revenu de Mr Hamon

Le candidat socialiste propose d’accorder un revenu d’existence de 740€ par mois de façon généralisée, notamment de revenu, doucement à toute la nation. Sa dépense annuel au final pourrait être de 600 Mrds d’euros, ce qui correspond à la moitié des charges publiques. Le salaire d’existence est suggéré par des énarques que certains désigneraient de Thatchériens, fréquemment en l’annexant à une recette relatif au revenu pour le financer. Une nouvelle taxe au taux de 35 % saurait en conséquence financer une dépense de 600 Md€. Ce principe, « revenu universel d’existence » et une taxe proportionnel, promettrait, selon ses concepteurs, un niveau de vie à minima à tout Français aussi en l’appelant à bosser plus que dans le principe actuel. Aussi, chaque euro complémentaire décroché par son travail lui rapporterait 0.61 € après prélèvement alors que, maintenant, il prend en net seulement 0.44 Euros généralement, parce qu’il voit baisser ses redevances sociales et accentuer ses taxes et charges. Pour ces fonctionnaires, ce « revenu universel d’existence » commuterait la plupart des provisions sociales et des principes d’Etat dont l’utilisation est individualisé. Chaque Français obtiendrait le minimum primordial pour vivre, le compléterait par une occupation professionnelle, le consommerait pour des biens et services de son choix et se protégerait de manière libre contre quelques risques, y compris les actuels risques de maladie. L’entièreté des allocations sociales arrivant quasiment 600 milliards d’euros, le revenu universel n’augmenterait de ce fait pas les prescriptions sociales et saurait être acquitté sans majorer les impôts obligatoires. Il faudrait cependant commuter quelques-uns de ceux-là, surtout les prélèvements, par une charge généralisée à 37 %. L’État renoncerait à intercéder afin de fournir des tâches aux communautés. Les portées de l’organisation d’un « revenu universel d’existence » sur la compétitivité des sociétés, l’attractivité du territoire, l’engagement et l’responsabilité, ou davantage la fraude aux impôts et sociale, seraient catastrophiques. Ce n’est incontestablement pas le fantasme du candidat Benoit Hamon, qui n’a pas formulé l’abrogation de services publics. On peut néanmoins préjuger que le « revenu universel d’existence » réformerait les minima sociétaux (autour de 25 Mds euros) et les attributions familiales (10 milliards euros), tout enfant y conférant droit, mais ces réductions de dépenses ne modifieraient pas la réalité du problème : il faudrait agrandir les prélèvements obligatoires d’à peu près 550 milliards euros, en conséquence de 54 %. Les implications de la constitution d’un « revenu universel d’existence » sur l’efficacité des sociétés, la séduction du territoire, la participation et l’emploi, ou encore la fraude aux impôts et sociale, deviendraient terribles.

Pourquoi le péril jaune se fait se paie l’Europe

Des palaces, des clubs de vacances, des usines de chimie, un héliport, etc. La folie acheteuse chinoise n’a rien de confus. Elle répond à une méthode intelligible, inspirée par une nécessaire ascension en gamme. Celle de la consommation d’une classe moyenne constamment plus peuplée en recherche de qualité, et de marques, celle de manufactures souhaitant s’extraire du rôle de clair sous producteur et d’“atelier de main d’oeuvre pas chère” afin de soumettre des produits de haute technologie. Des moyens financiers immenses au service de cette prétention portés par la présidence chinoise montrent la ascension en puissance des achats ces derniers mois en Europe, plus particulièrement en Royaume-Uni. Allumant inquiétudes et aspiration. Or ce changement devrait se renforcer. il faut fixer, au niveau de l’Europe, des lois justes. Depuis Mars 2016, Haptra paie près d’1Mio de litres de lait quotidiennement en Normandie à un taux 55 % inférieur à celui du marché en Chine. Choa Jang, son propriétaire, anticipe très rapidement une seconde ligne de production, à Ploué, à la frontière de la plus impressionnante unité de production de farine de lait en France. Alors que que son compatriote Pedila, société managée par la ville de Tiangang, débourse 120 mio dans un groupe de production d’alarmes dans l’Oise. Les acquisitions fort visées dans les zones en cours de croissance, essentiellement la zone Afrique, et la production des ressources premières pointent à améliorer le ravitaillement de nation chinoise. Avec ces achats facilitant d’amplifier leur présence mondiale et remporter des savoir faire, les Chinois s’engagent dans les directions générales et peuvent circonvenir sur la tactique des sociétés mondiales. Mais aussi, les dirigeants chinois améliorent leur influence, leur image – bref leur dominance.

Un parfum fait maison

Avant-hier, j’ai réalisé une drôle d’expérience : j’ai créé mon propre parfum lors d’un atelier à Paris. Cette curieuse activité m’avait été offerte par une amie qui travaille dans le monde de la parfumerie et sur le moment, l’expérience ne me tentait pas plus que ça : j’y suis allé en traînant des pieds. Mais en fin de compte, je ne regrette rien. Parce qu’une fois sur place, on a un peu l’impression d’être un savant fou et on s’emploie vraiment à créer le parfum idéal. On en vient même à regarder avec inquiétude les minutes passer et on stresse à l’idée de ne pas avoir assez de temps pour trouver le bon mélange ! En pénétrant dans l’atelier, on a l’impression d’être dans un petit labo scientifique. Chaque personne est installée devant un meuble à trois niveaux où sont disposés 120 flacons d’essences diverses. L’équipement de chaque participant est en outre enrichi avec deux béchers, des mouillettes, des seringues et du papier pour noter la formule. Voilà pour le matériel. Concrètement, on compose le parfum en utilisant l’ordre de la pyramide olfactive. On commence par la note de fond, la plus puissante, et qui est la base du parfum : elle est produite avec des essences tenaces (bois, résine, musc… ) et elle livre le sillage du parfum. On élabore ensuite la note de cœur, véritable identité de la fragrance : elle dure de 2 à 10 h. Et on conclut avec la note de tête, celle que l’on sent immédiatement dans le parfum, mais qui est la plus volatile (elle disparaît 2 heures après l’application). Même si on peut choisir la direction dans laquelle on veut aller avec son oeuvre, on est secondé tout au long de l’atelier par le maître-parfumeur, qui nous indique si les fragrances que l’on sélectionne conduisent bien à ce qu’on imagine. Le plus dur, en réalité, c’est de ne pas trop rationaliser. Il faut faire confiance à son instinct, à son nez. Il faut mettre son esprit sur off, sous peine de rapidement se retrouver désorienté dans ce labyrinthe de fragrances. Au terme de cet atelier de parfum à Paris, on se retrouve avec son propre parfum, une fragrance qu’on ne croisera jamais ailleurs. Et ça, c’est vraiment intéressant. D’autant qu’on peut ensuite en recommander en utilisant la formule dont on est le seul détenteur !

parfum

Les soldats syriens qui combattent à Alep

« Je regarde leurs photos, et cela me fait du bien. J’aurais préféré combattre non loin de mes proches », a-t-il dit. Pendant que les soldats racontent leurs histoires, des explosions de bombes et des cliquetis des armes se font entendre, mais les militaires n’y font pas attention. Ils disent que cela ne leur fait pas peur. Par contre, ce qui les effraie effectivement, c’est quand un civil passe du côté des terroristes et leur apprend tout ce qu’il a vu. Un guet-apens peut alors arriver !Tandis que Sputnik s’entretient avec un soldat, une dépêche radio rapporte le signalement d’un homme à retenir. Selon une information, les terroristes essaient de traverser la ligne de front, en se faisant passer pour des civils. Selon Abu Mahmud, chaque jour, les terroristes cherchent à se mêler à la population civile pour s’infiltrer dans les zones sous contrôle de l’armée. Aussi, tous les jours, les soldats risquent-ils de rencontrer leur mort. Sur la ligne de front, une telle rencontre est plus que probable. Abu Abdulla de Homs a raconté son histoire. Les terroristes ont tué son fils de dix-sept ans parce que son père était un « traître » qui n’avait pas rallié les rangs des djihadistes. « J’aime mon pays et je ne veux pas que les destructions se poursuivent. Je veux libérer ma patrie des terroristes, je souhaite une vie pacifique normale et que tous regagnent leurs foyers », a-t-il expliqué avec un triste sourire. Le volontaire Khalid a raconté à Sputnik qu’il venait de la province de Raqqa. Dès qu’il a réussi à s’échapper des terroristes de l’État islamique (Daech), il s’est engagé dans l’armée syrienne. © AFP 2016 KARAM AL-MASRI «L’opération à Alep est le résultat d’un blocage total du dialogue politique» « Ma famille habite dans la zone sous contrôle de Daech. Dès que j’en suis sorti, j’ai rejoint l’armée syrienne. Les terroristes nous menacent de décapitation et d’autres exactions, mais notre volonté est ferme. La victoire sera à nous », a conclu l’interlocuteur de Sputnik.